Le dieu ou celui qui a écouté mes prières doit être très ironique dans son genre.
Je viens enfin d'avoir l'illumination pour réparer Balder, donc je suis enfin connectée en WiFi avec. Génial.
J'ai pu parler à Julie, aussi, ce soir. Résultat: saignement de nez et crise de larme (plus crise de nerf du à l'ordinateur et à la discussion, mes nerfs n'ayant pas bien résistés, encore, aux deux. J'ai les nerfs fragiles, je l'ai déjà dit?)
Non, je suis incapable de dire clairement ma pensée alors que je voulais vraiment le faire. Mais en même temps, ma pensée, elle était moins embrouillée lundi. Là, entre l'ordinateur et le fait de pas lui avoir parlé depuis deux jours alors que j'avais des trucs à lui dire -que je lui ai même pas dit, d'ailleurs, mais passons-, plus mon énervement contre moi-même...
Je me suis mise à bouffer plus que de raison, même quand je n'ai pas faim, raison de mon énervement contre moi-même. Surtout quand je n'ai pas faim, d'ailleurs. Autant la dernière fois je ne pouvais rien avaler, autant là c'est l'inverse, je mange. Je veux remplir un vide, sûrement. Alors je mange. Et putain que ça m'énerve. Je me hais quand je me comporte comme ça. C'est un comportement parfaitement compulsif, et je n'arrive pas à me freiner. Hier soir, j'ai mangé entre 19h et 22h30, je dirais, divers choses, dont la moitié du pain, ce soir, j'ai acheté un croque-monsieur et une part de piémontaise (alors que je pouvais me faire des trucs, hein, il y avait à manger dans les placards :/), j'ai résisté à l'envie d'acheter des bonbons, j'ai bouffer une quantité impressionante de pâtes crues... Non, ce n'est pas du sucre, ce que je consomme. Je consomme ce qu'il y a, surtout. Et du gras, de préférence. Quoi que j'ai bien envie d'une pomme, mais mon père les as toutes mangées -_-
Reste que mon comportement compulsif et d'amoureuse folle furieuse repousserait n'importe qui... Je suis hautement dépendante des gens que j'aime, c'est effrayant. La peur panique de l'abandon, peut être. Alors ça vire à la névrose. Je suis bien une fille de mon temps, tiens... Une névrosée. Oui, les rares personnes que j'aime (ça doit se compter sur les doigts d'une main. Je parle de ceux que j'aime réellement et profondément. Même pas de mes amis -catégorie qui a le droit de me fréquenter mais qui, si elle me lâche, finalement, qu'importe? On ne m'a jamais dit qu'il fallait être plusieurs pour vivre...-... donc je dois sûrement pouvoir compter dedans mes parents. Julie. Ma grand-mère. Peut être la famille, en faite. Et puis voilà), je refuse de perdre leur présence. Sans eux, je deviens une vrai loque, je suis capable de les attendre sans fléchir pendant longtemps, et même si je serais de sale humeur, j'aurais été... vraiment... vraiment heureuse de les voir... Et serait dévastée parce qu'ils repartent...
Etouffante... terrifiée... à l'idée de perdre... Etouffante... parce qu'elle aime rarement avec calme... Etouffante... tellement elle est possessive... Etouffante... Envahisante... J'en suis totalement névrosée et invivable...
Et elle a tout perdu à force d'avoir peur de tout perdre...
Pitoyable. Sérieusement, c'est pitoyable.
Vous n'avez pas un cours pour devenir Ermite en 10 leçons? Non, parce qu'à ce niveau là, autant que je m'éloigne de tout, je crois... Si les autres ne peuvent même plus me supporter, pourquoi leur faire subir ma présence?


L'Amoureux :
Tempérance :